Randonnée du Lundi 02 Janvier 2012

Bonne année !Vos guides vous souhaitent une très bonne et heureuse Année 2012:  joies partagées, beaucoup de moments de bonheur, une excellente santé et de très agréables chemins de randonnée.





Le rendez-vous était fixé à Querqueville - au parking de la plage, près du camping militaire.

Randonnée guidée par Yves
Longueur de l'itinéraire:
                    Grande boucle: 11,060 Km
                    Petite boucle:      9,052 Km
Dénivelée cumulée : 168 m
Altitude maxi: 71 m
Altitude mini: 2 m


Nous étions 39 au départ du parking de la plage; avec petite brise d'ouest, et menace de pluie avant le décollage d'où les capuchons, finalement beau soleil sur tout le parcours. 8 font l'option du petit circuit.

Départ avec un bel Arc-en-ciel au dessus des bâtiments CIN, c'est le retour de beau!!

Direction le nouveau chemin côtier

L'anse de Querqueville est calme et la plage vide

Comme un air de campagne au beau milieu de la ville

Nous empruntons le chemin récemment ouvert autour du CIN

Nous arrivons aux douves du Fort de Querqueville

Incitation à la prudence, heureusement l'envie de baignade n'est pas là

Proue de navire posée a terre

toujours les douves

Entrée du FORT DE QUERQUEVILLE
 La construction en est décidée par Louis XVI en juin 1786 . Le fort est destiné à assurer la défense de la rade de Cherbourg, et notamment de la passe de l'ouest.
Les travaux commencent en 1787 , sur l'emplacement d'un fortin semi-circulaire de la Guerre de Sept ans. Mais dès l'année suivante une complication vient perturber les plans des concepteurs. On découvre en effet qu'à l'emplacement initialement prévu des rochers moins profonds qu'on ne l'avait imaginé empêcheront les navires de fort tonnage d'emprunter la passe. On éloigne donc l'ouverture, d'un bon kilomètre. Problème, les canons du fort ne couvrent plus la passe et seront donc d'aucune utilité. Le fort perd « son intérêt opérationnel avant d'être terminé » . On revoit alors le projet à la baisse et le dédie au casernement. Il faudra attendre la construction, en 1854 du fort Chavagnac pour que la défense de la passe de l'ouest soit effectivement assurée par croisement avec le fort du musoir ouest.
À l'origine, ses canons devaient se répartir sur trois étages, comme à l'île Pelée. Mais, au final, le fort ne sera doté que d'une batterie circulaire voûtée et casematée, pouvant recevoir 53 fûts, qui est achevée en 1795. Cette batterie est surmontée d'une batterie à ciel ouvert, destinée surtout à recevoir ultérieurement des mortiers de gros calibre. En 1852, le fort reçoit son armement et une caserne est construite pour accueillir officiers et matelots.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent naturellement le fort et en font une pièce, modeste, de leur défense de Cherbourg. Ils montent une tourelle de char Renault tout à l'ouest du fort pour s'assurer le contrôle de l'anse de Nacqueville .
Le pont des soupirs

Une partie du groupe attentif aux commentaires de Yves

Le fort de Chavagnac (en arrière plan)

Vers 1784, le Comte de Chavagnac réalise des sondages des eaux profondes de la rade de Cherbourg pour étudier la future implantation de la grande digue, et découvre plusieurs îlots rocheux.
Plus tard, les ingénieurs militaires du milieu du XIXème siècle utilisent une de ces barres rocheuses pour ancrer un ouvrage défensif à proximité de la passe de l'ouest de la rade.
Elevé à partir de 1854, le fort de Chavagnac est un édifice de forme triangulaire aux angles arrondis, destiné à croiser ses feux avec la batterie ouest de la pointe de la digue.
Il reçoit des coupoles tournantes cuirassées, puis est renforcé par un parapet en maçonnerie et un mur brise-lames.
Comme tous les principaux ouvrages fortifiés de la rade, il est bétonné à la fin du XIXème siècle, puis électrifié.
Le fort est aujourd'hui laissé à l'abandon, et ne peut être admiré que depuis la mer.

En premier plan
La passerelle métallique d'embarquement des hydravionsLa rade de cherbourg ayant abrité la première base aéronautique de France
Une base de l'aéronautique navale, opérationnelle à partir de 1925, qui soutient deux escadrilles de chasse et deux de bombardement. les derniers avions à s'opposer à l'avancement de Rommel décolleront de Querqueville le 17 juin 1940. Elle servira aux Allemands, puis aux Américains. La marine nationnale l'utilise de nouveau de 1963 à 1966.

Le port de Querqueville
 
Rayon de soleil sur la grande rade

Entrée de l'ancienne CIT

Alcatel est une ancienne entreprise liée au département de la Manche, spécialisée dans la téléphonie, implantée àQuerqueville.
Elle prend la suite de CIT-Alcatel, elle-même précédemment dénommée Compagnie industrielle des télécommunications (CIT), qui avait auparavant fusionné avec Compélec.
Alcatel dispose de deux unités dans les années 1980, l’une à Cherbourg, puis Tourlaville (anciennement Thomson CSF), l’autre à Querqueville (Alcatel CIT). L'usine de Querqueville emploie alors 2 000 personnes, essentiellement des femmes. Considérées comme des fleurons du groupe, ces usines sont toutes deux spécialisées respectivement dans les faisceaux hertziens et les centraux téléphoniques électroniques.
L'usine de Querqueville reçoit la visite de François Mitterrand le 16 décembre 1982 lors d'un déplacement officiel du président de la République dans la Manche.
L'annonce de la fermeture de l'usine de Querqueville est faite par la direction en janvier 1995. L'usine ferme effectivement en mai 1996.

Un tsunami est passé par là!!

Eglise Notre dame et Chapelle Saint-Germain (vue du parc de l'ancienne CIT)
Sa construction paraît dater de la fin du 9e siècle. Elle pourrait avoir été construite à l'emplacement d'un lieu de culte paléochrétien du 6e siècle, peut-être une chapelle en bois.
La chapelle est dédiée à saint Germain à la Rouelle, évangélisateur de la côte haguaise au Ve siècle, ou à Germain d'Auxerre, son contemporain.
Ses dimensions sont modestes : 17 m sur 13 m. Elle est orientée est-ouest et offre un joli point de vue, notamment sur la rade de Cherbourg.
Elle se compose d'une nef rectangulaire et d'un ensemble trilobé formant le chœur et les deux croisillons. Le clocher a été construit en 1655 à l'initiative du curé de l'Espine.
De 1975 à 1977, des fouilles sont réalisées à proximité par le Groupe de recherches archéologiques du Cotentin (GRAC) . Elles permettent de mettre au jour « plusieurs sépultures, 24 squelettes d'enfants en bas âge et six pièces de monnaie, la plus ancienne étant un denier normand frappé à Rouen au 11e siècle » , ainsi qu'un four et deux moules à cloches, à l'emplacement de la nef .
Les murs de la chapelle sont typiques d'une construction dite « en arêtes de poisson ».
« Son plan tréflé très rare et d'origine pré-romane ne se rencontre qu'à la chapelle saint Saturnin de l'abbaye de Saint-Wandrille »  (Seine-Maritime).
L'édifice a été classé au titre des monuments historiques (MH) dès 1856.

Manoir de la Coquerie
Ferme seigneuriale Renaissance datant du XVIe, elle est construite en grès et schiste du pays, en respectant le plan traditionnel de la ferme-manoir du Cotentin : une cour carrée formée par le corps principal à l'ouest et les communs au nord et au sud, et fermée à l'est par un portail en plein-cintre, ici surmonté des armes de la famille. Le commun sud présente trois arcades.
La façade du logis présente des fenêtres à meneaux et une porte avec fronton et blason. A l'intérieur, la grande salle est pavée de grosses pierres irrégulières, et le plafond aurait été refait au XVIIIe siècle. Le manoir dispose de quatre cheminées, deux de style Louis XIII probablement du début du 17e siècle, et deux estimés du XVe siècle.
Le manoir possède en son enceinte une chapelle près du porche dont la façade étayée par deux contreforts est ouverte par une porte de la Renaissance, et conserve les traces d'une ancienne tour.
Ancienne propriété de Robert III Le Coq dit Le Jeune, seigneur de Jobourg, elle est racheté par la municipalité de Querqueville, et fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 avril 1973 qui couvre les façades et toitures du manoir, des communs et de la chapelle, le porche d'entrée et les quatre cheminées.

En route vers le château de querqueville



Le château de Querqueville
 Il abrite aujourd'hui la mairie de QuerquevilleLe château est construit au XVIIIe siècle à la place d'une ancienne maison de ferme.
Convoité par Napoléon et Joséphine selon la légende, qui l'auraient visité en 1811, il est racheté par la municipalité de Querqueville en 1938. Elle y installe la mairie, ainsi qu'un musée.
Devant, un parc à l'anglaise est dessiné au XIXe siècle et abrite des plantes exotiques comme des rhododendrons et des cordylines. Un bois de hêtres est également planté au fond, dont l’un planté en l’honneur de la venue de l'Empereur.

Petite cascade

Première montée de la journée

Passage en sous-bois

Ancien fort au sommet de la Cavée

Chapelle Saint-Clair
 au-dessus du village de la Rivière. Il s'agit d'un petit édifice blotti au bas de la cavée (chemin creux), au pied de grands pins. La revue « L'Art sacré » l'a choisi comme exemple d'un édifice religieux particulièrement bien intégré au site. Aujourd'hui fermée par des grilles, elle attend une hypothétique restauration pour une destination à trouver
Lavoir sur le ruisseau les castelets

Entrée du Château d'Urville
Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques, sa construction débute en 1510. Sa muraille d'enceinte est remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles, mais la poterne dotée d'un pont-levis demeure. Avec ses murs de granit et ses toits de pierre, le château est caractéristique des beaux manoirs du Cotentin.
Le Parc
Créé en 1830 autour du château par un paysagiste anglais, il constitue un ravissant parc classé d'inspiration romantique. Il est traversé par une rivière en cascades bordée d'arums et est animé par une pièce d'eau et des fontaines fleuries. De nombreuses variétés de rhododendrons, d'azalées et d'hortensias ainsi que des arbres d'ornement, des palmiers et des gunneras géants complètent ce panorama enchanteur.

Belle demeure, ayant appartenu à la famille Hersant, avec une forme originale entre les deux bâtiments pour laisser passer les moyeux des charrettes à chevaux

Férrie quittant la rade
Retour sur le sentier qui borde l'anse de Querqueville

L’église Notre-Dame 
Elle est bâtie au XIIe et XIIIe siècle sur un promontoire dominant la paroisse et l'anse de Querqueville, près de la chapelle Saint-Germain.
Elle est pillée lors du raid anglais de 1758 et saccagée par les révolutionnaires de 1789.
Victime d'un incendie au début du XXe siècle, elle est relevée avant d'être à nouveau partiellement détruite par un ouragan en 1923.

Randonnée du lundi 19 Décembre 2011

Le rendez-vous était fixé à L'Anse de Brick (Commune de Maupertus-sur-mer) , au parking de la plage.


Randonnée guidée par Philippe.
Circuit unique.
Longueur de l'itinéraire: 9,280 Km
Dénivelée cumulée : 276 m
Altitude maxi:    136 m
Altitude mini:       6 m



Avec la pluie et les vacances cumulées, mais "s'aurait pu être pire" !!
Nous étions 15 courageux au départ de cette randonnée.
 Nous avons évité la crème solaire et gardé le teint frais.
Anse de Brick

C'est le départ

Manoir de Maupertus

Le puits dans la cour intérieure

Les dépendances
Ruisseau du Vivier

Le Bois de Maupertus

Bois de Maupertus, avec des Hêtres remarquables

La lande avec  des chemins dignes de Monique

Avec la pluie , le retour des champignons

L'hélico de la marine en exercice incendie au dessus de nos têtes

La lande , altitude 130m, avec un point de vue superbe (par beau temps)


On devine tout juste le phare de Fermanville


Randonnée du Lundi 12 Décembre 2011

Le rendez-vous était fixé à RAUVILLE-LA-BIGOT -parking face à l'église et de la salle polyvalente.


Randonnée guidée par Pierre
Longueur de l'itinéraire:
                  Grande Boucle : 10,840 km
                  Petite boucle :      8,031 km
Dénivelée cumulée : 146 m
Altitude maxi:    135 m
Altitude mini:       85 m




Malgré le temps incertain, nous étions 76 au parking de Rauville (deux ont rebroussé chemin pour quelques gouttes qui menacées; et deux autres sont rentrés pour problème de santé). Au point de séparation 35 personnes ont opté pour le circuit court.


RAUVILLE LA BIGOT:

Histoire

L'origine du mot Rauville vient du nom du propriétaire (probablement Raug, Radulphe, Redi ou Radi) accolé au mot ville qui signifie domaine. Quant au mot Bigot, c'était le nom d'une puissante famille en Angleterre et en Normandie. Un certain René Bigot aurait été l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant.


Église (XIIe-XIXe siècles). L'église a été remaniée de nombreuses fois au cours des siècles.

Deux monastères à Rauville-la-Bigot ? Dans un ouvrage de 1902, l'abbé Lebreton indiquait : « Une tradition veut qu'il y ait eu à Rauville-la-Bigot deux monastères, l'un d'hommes, l'autre de femmes. Ce qui donne surtout crédit à cette tradition, c'est qu'il existe dans cette paroisse deux ponts qui se nomment, l'un le Pont-à-l'Abbé, et l'autre, le Pont-à-l'Abbesse, mais on ne découvre aucuns vestiges de constructions qui aient pu servir à une abbaye »


La pluie menace mais ne décourage pas le pèlerin

Première montée et première difficulté pour Georgette qui devra rebrousser chemin accompagnée de Yves.

La Croix Valmont

Autre Croix à l'embranchement de la chênaie et de l'Oraille

Le château de la Chênaie
La première famille noble connue pour Rauville est celle des Symon, seigneurs de la Chesnée au XVIe siècle, dont le château s'est transmis de génération en génération, de famille en famille, jusqu'à la famille de Boisguilbert, actuelle propriétaire. En 1789, la paroisse relevait de quatres fiefs : le fief de La Chesnaye (M. Lucas de Couville), le fief de La Luthumière (Melle de Lordat), le fief de Flamanville (M. de Bruc) et le fief de Belleville (M. de Gerville).
Un peu d'histoire
En 1902, confronté à des difficultés pour écouler le lait produit par les fermes de Rauville dont il est propriétaire,Raymond Le Marchand, châtelain de la Chesnée, décide de créer une laiterie industrielle, démarche nouvelle pour le Cotentin. Autre innovation, il oriente son activité vers la production de fromages, et notamment de camemberts. Le succès est rapide, aussi bien en France qu'en Angleterre, si bien qu'en 1906, un fromager professionnel Henri Claudel vient du Jura prendre la direction de l'usine qui emploie désormais une cinquantaine de personnes. En 1912, c'est Marcel Grillard qui reprend la direction et va bientôt racheter l'usine à son fondateur. Il va peu à peu créer un groupe industriel laitier en regroupant plusieurs établissements voisins (les "Établissements Grillard & Cie" en 1921) et en spécialisant les productions. En 1932, le siège social de la société est transféré à Bricquebec mais l'usine de Rauville reste la plus grosse unité de production du groupe. Ce sera le cas jusqu'à la fermeture, en 1961, de toutes les laiteries au bénéfice de la nouvelle usine Gloria de Bricquebec, spécialisée dans la production de lait en poudre.
Durant la Première Guerre mondiale, 43 Rauvillais sont tués sur les champs de bataille. Un seul d'entre eux est enterré dans le cimetière de la commune. Dès le 17 septembre 1914, une "ambulance" est créée au château de la Chesnée sur proposition de ses propriétaires, M. et Mme Le Marchand. Référencé "HB11bis" (HB pour Hôpital Bénévole), l'établissement de 20 lits accueille des soldats français et belges en convalescence.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Rauville abrite un camp de requis de l'organisation Todt. Originaires de plusieurs pays européens, les travailleurs sont employés sur les chantiers du Mur de l'Atlantique. Par ailleurs plusieurs rampes mobiles de V1 sont aménagées sur le territoire de la commune mais, comme pour toutes les installations du Cotentin, elles ne sont pas encore en état de fonctionner lorsque Rauville est libérée le 19 juin 1944par le 29e régiment d'infanterie de la 9e Division américaine [2].

La Croix aux Geals, avec un drôle de "geai"

Et il parla à ses disciples...

Araucaria araucana ou "le désespoir des singes"